Vision

« Construire et exploiter

au cœur de la meilleure région betteravière d’Europe,

une nouvelle sucrerie coopérative et équitable,

durable et ultra performante

qui assure la pérennité de la filière locale et de l’agriculture familiale

par une juste rémunération des agriculteurs »

 

Développement

En 2016, quatre agriculteurs betteraviers, soucieux de rétablir la rentabilité de leur exploitation familiale et plus particulièrement de leur culture betteravière, ont pris l’initiative d’engager une étude de faisabilité sur la construction et l’exploitation par les agriculteurs de leur propre sucrerie.
Cette initiative est née dans le contexte de l’abolition des quotas sucriers européens, fixée à octobre 2017, et qui a depuis lors constitué un changement majeur dans le fonctionnement de la filière betterave-sucre.

Le postulat des porteurs du projet est simple : ils sont convaincus que l’incertitude qui résulte de la libéralisation du marché du sucre peut être transformée en une opportunité. Une nouvelle usine qui traitera 14 000 tonnes de betteraves par jour pourra remobiliser la moitié des surfaces abandonnées par la culture betteravière depuis le début des années 2000.Cette étude s’est achevée en octobre 2017 par la présentation publique du projet en gestation, à savoir la construction et l’exploitation de la sucrerie la plus moderne et la plus durable d’Europe (plus d’infos sur la future sucrerie ici), à Seneffe (Hainaut) au cœur du bassin betteravier belge, exploitée par une coopérative d’agriculteurs qui a pour raison sociale de leur procurer une rémunération équitable pour leur travail. À travers des réunions d’information publiques rassemblant plus de 2 000 participants, les porteurs du projet ont alors réuni les expressions d’intérêt de très nombreux agriculteurs, prêts à investir et à s’investir personnellement dans le projet.

Fort de l’intérêt des agriculteurs fournisseurs potentiels de betteraves, les porteurs du projet, accompagnés de conseillers et d’une équipe de développement embryonnaire, ont constitué en mars 2018 la Coopérative des Betteraviers Transformateurs SC (CoBT en abrégé).

Durant l’année 2018, le développement s’est poursuivi sur différents axes de travail : développement de la stratégie d’approvisionnement en betteraves, vente du sucre et des coproduits, élaboration du projet industriel détaillé, approfondissement du plan financier et recherche de partenaires potentiels, introduction de la demande de permis unique, …

Entre décembre 2018 et octobre 2019, la CoBT a lancé deux offres publiques en actions avec des Prospectus approuvés par la FSMA, auxquelles ont favorablement répondu 1400 agriculteurs et 200 sympathisants. Ces deux opérations ont permis de rassembler plus de 58 000 000 € de capitaux propres provenant du monde agricole.

En mai 2019, le permis unique octroyé à la CoBT pour la construction de la sucrerie est devenu pleinement exécutoire.

Fin 2019, la CoBT a atteint un double objectif : assurer contractuellement 100 % de son approvisionnement à long terme, et rassembler au total 134 000 000 € de moyens propres, levés d’une part chez les agriculteurs et sympathisants, d’autre part chez des investisseurs publics et privés, et complétés par des subventions (+/- 10 M€).

En mars 2020, la CoBT a été agréée par la Ministre fédérale de l’économie. En Belgique, une coopérative agréée est reconnue comme étant une forme d’entreprenariat alternatif qui respecte notamment le principe d’égalité des droits de vote et l’absence de but spéculatif.

La CoBT concentre actuellement ses efforts sur la conclusion des crédits d’investissement nécessaires au bouclage financier, dernière étape clé avant de pouvoir lancer les travaux de construction de la sucrerie.

La première campagne de production sucrière est prévue en 2023 (en mars pour les semis, en septembre pour la mise en production de l’usine).

Organisation

La CoBT compte 1 600 coopérateurs, parmi lesquels on distingue 1 400 agriculteurs betteraviers (titulaires des actions de catégories A, B, C et parfois S) et 200 sympathisants (titulaires des actions de catégorie S uniquement).

Ces 1 600 coopérateurs sont organisés en 7 cercles de membres, qui fonctionnent comme des sections locales de l’Assemblée générale, afin d’assurer une plus grande proximité entre la coopérative et ses membres. Chaque coopérateur dispose d’un droit de vote identique dans son cercle de membres.

En leur sein, les cercles de membres élisent des délégués pour les représenter à l’Assemblée générale (un délégué par tranche de 30 membres). Chaque cercle élit aussi, parmi ses délégués, un administrateur.

L’Assemblée générale est actuellement composée de 54 délégués. Le Conseil d’administration, quant à lui, compte 7 membres.

Figure 1 : Schéma de gouvernance actuel de la CoBT.

Lorsque, dans les prochains mois, les partenaires stratégiques et financiers pressentis seront devenus coopérateurs (actions de catégorie F) de la CoBT, ils intégreront  l’Assemblée générale et désigneront un ou deux membres au Conseil d’administration. Ce dernier peut compter maximum 11 membres dont au moins 60 % doivent être des agriculteurs.

Un Comité d’audit ainsi qu’un Comité de nomination et de rémunération seront également instaurés par le Conseil d’administration.

 L’équipe de développement de la CoBT est actuellement composée de trois employés. Elle travaille au quotidien avec trois membres du cabinet de conseil Innovity, qui accompagne le développement du projet depuis 2016.

D’ici 2023, la CoBT prévoit le recrutement d’une centaine de collaborateurs permanents pour assurer le fonctionnement de la coopérative et de la sucrerie de Seneffe.